305.2 feu de véhicules Flashcards Preview

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Flashcards in 305.2 feu de véhicules Deck (16)
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1

Quelle règle viens s'inserer dans la MGO ?

"la règle des 4 I (Identification,
Inspection, Interdiction, Intervention)"

2

Quel sont les pincipaux types de gaz utilisés ?

"Trois principaux types de gaz sont utilisés :
 le méthane (CH4) ou gaz naturel. Difficilement liquéfiable (- 163°C à pression atmosphérique), ce gaz
est transporté ou stocké essentiellement à l’état gazeux ;
 le butane (C4H10) liquéfiable à 0°C (à pression atmosphérique) ;
 le propane (C3H8) liquéfiable à – 41°C (à pression atmosphérique)."

3

Qu'est ce que le GNV ?

Le GNV, Gaz Naturel Véhicule, est essentiellement composé de méthane. Il est extrait de gisements

4

Qu'est ce que le GPL ?

"Le GPL (C), Gaz de Pétrole Liquéfié (Carburant), est un mélange de propane et de butane. Il est produit par
l’industrie pétrolière."

5

Caracteristique général du GPL ?

"Le Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) est un mélange de butane et de propane dans des proportions d’environ
50/50.
Le GPL est plus lourd que l’air. Toute recherche s’effectuera donc près du sol, voire dans les sous-sols
(caves, égouts, etc.).
BUTANE PROPANE
Densité 2,07 1,52
LIE 1,8 % 2,4 %
LSE 8,8 % 9,5 %"

6

Quel type de reservoir peut on retrouver ?

"Il existe deux types de réservoirs :
 torique (à la place de la roue de secours) ;
 cylindrique (dans le coffre)."

7

Quek est le role de la polyvanne ?

"Elle a pour fonction :
 de limiter le remplissage du réservoir ;
 de limiter le débit de gaz sur la sortie en cas de rupture de la canalisation ;
 d’interdire le retour de gaz dans la canalisation de remplissage grâce à des clapets ;
 d’indiquer le niveau de gaz restant dans le réservoir."

8

Quels sont les risques liés aux accidents et feux de véhicules au GPL ?

"Risques principaux
Différents scénarios accidentels sont possibles :
 fuite de gaz liée à un défaut d’étanchéité pouvant engendrer un VCE2 en présence d’une source
d’inflammation ayant une énergie suffisante ;
 apparition brutale et répétée d’une torchère sur un véhicule équipé d’une soupape de sécurité et soumis à
un incendie ;
 explosion de type BLEVE en conséquence d’un échauffement important du réservoir suite à un feu.
Rapportés à des réservoirs GPL de 150 litres, les trois effets du BLEVE sont :
 la projection d’éclats avec effet de missile pouvant aller jusqu’à 100 mètres ;
 la création d’un flux thermique avec création d’une boule de feu dont le diamètre peut atteindre 30
mètres pendant 3 secondes ;
 la création d’une surpression dont les effets peuvent être ressentis jusqu’à 120 mètres."

9

Quel est la CAT pour l'etablissement et l'attaque ?

"– toutes les opérations s’effectuent en tenue de feu, sous ARI ;
– l’attaque à privilégier se fera selon un axe ¾ avant, selon la configuration
des lieux. N'engager dans ce périmètre de sécurité que le nombre de
personnes strictement nécessaire à l'extinction ;
– s’approcher et attaquer le feu par le 3/4 avant du véhicule, à l’aide
d’une première lance (250l/min), et en établir immédiatement une
seconde (250l/min) ;
– poursuivre l’attaque au moyen des deux lances ;
 en rabattant les flammes de loin, en jet droit pour figer le risque, puis en
éteignant le feu en jet diffusé, au fur et à mesure de la progression du
binôme, jusqu’à ce que la deuxième lance prenne le relais au contact du
véhicule pour achever l’extinction, tandis que la première procède au
refroidissement du réservoir ;
 si une torchère se déclenche, le périmètre de sécurité sera élargi autant que
possible et les intervenants se protégeront derrière des écrans : véhicules,
murs etc.
– rappel : la soupape de sécurité GPL limite le risque d’explosion. En
revanche, elle peut créer un effet « torchère », par à-coups successifs,
jusqu’à 5 mètres de distance ;
– par contre, un réservoir de GNV ou d’H2 se videra en 2 minutes environ
d’une seule traite sous forme d’une torchère, dès lors que le fusible
thermique aura fondu ;
– si la flamme de GNV/GPL est bien visible, celle de l’hydrogène est
invisible ;
– faire attention à ne pas souffler ces flammes qui créeraient des mélanges
explosifs."

10

Caracteristique général du GNV ?

"composé à 97% de méthane, extrait de gisements. Difficilement liquéfiable, ce gaz est stocké
dans des réservoirs à l’état gazeux à une pression de 200 bars.
Le GNV est donc plus léger que l’air.
METHANE
Densité 0,55
LIE 6 %
LSE 16 %"

11

Quels sont les risques liés aux accidents et feux de véhicules au GNV ?

"Risques principaux
Les risques liés aux accidents et aux feux de véhicules équipés au GNV sont relativement réduits en raison :
 de la nature du gaz : plus léger que l’air, le méthane se dilue très rapidement dans l’atmosphère ;
 du positionnement des bouteilles : en raison de leur volume, les bouteilles sont généralement placées sur
le pavillon, hors d’atteinte directe des chocs ;
 des thermo fusibles placés sur chaque bouteille et sur la canalisation, qui fondent rapidement (100°C)."

12

Quel est le mode opératoire pour les bus au GNV ?

"Le mode opératoire pour ce type de véhicules consiste à refroidir de façon offensive et le plus
rapidement possible les réservoirs à l’aide d’une première lance puis d’éteindre l’habitacle avec une
seconde lance.
 En cas de doute sur la nature de la carburation d’un véhicule, ce mode opératoire s’impose."

13

Définition d'un véhicule électrique ?

"Véhicule électrique : la propulsion est assurée par un moteur fonctionnant exclusivement à l’énergie
électrique qui est stockée dans une batterie de traction délivrant du courant continu (+/- 400v). Un
convertisseur électrique transforme ce courant continu en courant alternatif, afin d’alimenter le moteur
électrique de traction. Une batterie de traction est un ensemble qui pèse environ 250 Kg sur un véhicule de
tourisme et jusqu'à 600 kg sur un poids lourd.
Un petit réservoir de gasoil peut être utilisé pour le chauffage du véhicule, qui présentera donc une trappe à
carburant.
Une pile à combustible (H2) peut être associée au véhicule pour servir de prolongateur d’autonomie, et
générer un risque supplémentaire en cas de feu."

14

Définition d'un véhicule electrique hybride ?

"Véhicule électrique hybride : la présence de deux moteurs à énergie distincte caractérise ce type de
véhicule. Généralement, il s’agit d’un moteur essence ou diesel, et d’un moteur électrique qui fonctionnent le
plus souvent en alternance. La batterie de traction est généralement de taille réduite."

15

Quel est la CAT pour l'etablissement et l'attaque ?

"Toutes les opérations s’effectuent en tenue de feu et sous ARI.
Une intervention rapide et précoce permet d’éviter le risque d’emballement thermique des
batteries de traction.
Ainsi, la LDT (250l/min) doit être immédiatement utilisée, afin d’abattre au plus vite
les flammes et ainsi de réduire l’échauffement des batteries. Si le COS a la certitude
d’être confronté à un véhicule qui ne comporte pas de réservoir de gaz, la seconde
lance n’est pas obligatoire.
L’attaque se fait par le ¾ avant pour tous les véhicules.
Dans le cas où l’emballement thermique (la batterie de traction prend feu) est constaté, il
convient d’appliquer la méthode suivante selon la nature de la batterie :
-NIMH : extinction classique d’un feu de véhicule
-Li-ION : chercher à éteindre les flammes claires et peu fumigènes avec de l’eau en grande
quantité (minimum 250l/min).
La présence de dispositifs thermo fusibles ou de trappes mis en place par certains
constructeurs automobiles (RENAULT/CITROEN/PEUGEOT) sur cette technologie de
batteries exclusivement, permet d’utiliser une lance afin d’accéder au coeur du pack
batteries pour les noyer. Dans ce cas, le jet droit doit être utilisé pour les remplir.
La position de l’évent pourra être déterminée par la lecture du feu (flammes caractéristiques
en sortie).

Noyage du pack batterie
En cas d’absence d’évent ou de trappe d’extinction, il convient donc d’utiliser de l’eau en
très grande quantité et de cibler les orifices d’où sont émises les flammes.
LMP : ces batteries ne peuvent s’emballer que lorsque de nombreuses conditions sont
réunies. Néanmoins, si ce phénomène se produit, toute tentative d’extinction est à proscrire.
Il convient alors de :
- ne pas arroser la batterie ni le véhicule : l’eau provoque des phénomènes violents et ralentit
la combustion, augmentant ainsi le temps de brûlage.
- protéger l’environnement ;
- attendre la fin de la combustion de la batterie, qui dure entre 15 et 20 minutes:"

16

Particularité de la surveillance ?

"Si la batterie de traction a été endommagée ou a subi un échauffement, il existe un réel
risque d’emballement différé (de quelques minutes à plusieurs jours après l’évènement).
Cette information doit être donnée aux forces de police qui interviennent et qui font assurer
la prise en charge du véhicule.
Pour les intervenants, et afin de ne pas rester sur les lieux de façon exagérée, si la batterie de
traction n’a pas brulé (véhicule éteint rapidement), il convient de vérifier son intégrité :
 absence d’émission de fumées blanches et épaisses ;
 stabilité de la température au moyen de la caméra thermique ou du thermomètre
infrarouge après extinction, après un intervalle de temps de l’ordre de 20 minutes. Si la
température augmente, la batterie va s’emballer : les secours doivent rester sur place.
Dans le cas contraire, les secours peuvent quitter les lieux.
Par ailleurs, si la batterie a brûlé, le temps de son refroidissement peut être variable:
 une batterie Li-ION refroidira assez vite dès lors qu’elle aura été éteinte à l’eau ;
 une batterie LMP restera chaude durant plusieurs heures après combustion.
Dans ce cas, dès que la combustion sera terminée, les secours pourront quitter les lieux après
les avoir balisés et dès lors que les techniciens du constructeur du véhicule seront sur place.
Une ronde avec CTHE pourra être menée 2 heures après.
Lors de cette ronde, une température relevée de l’ordre de 300°C peut être considérée
comme étant normale"